Mon parcours :
d’enseignante à coach

Au début : l’enseignement

Le jour où j’ai obtenu mon CAPES marque pour moi l’un des plus beaux moments de ma vie. Tant d’investissements enfin récompensés, concrétisés.


Ça y est, à cet instant, je suis professeure. Je peux transmettre mon amour de l’histoire et de la géographie aux élèves, mais surtout une méthode, une écoute, une rigueur et un savoir-faire. D’ailleurs, j’ai toujours été meilleure pédagogue qu’érudite.


Les milliers d’élèves que j’ai rencontrés au cours de ces 21 années m’ont, à chaque fois, permis de me lever avec enthousiasme le matin. Et puis un jour, petit à petit, je me questionne. Moi qui n’avais jamais remis en cause mon utilité dans ce métier, je commence à douter. Suis-je vraiment en mesure de participer au bien-être de mes élèves ?
L’image qui me vient est celle de ce jeu que l’on donne aux bébés. Vous savez ? Celui où il faut faire entrer des formes dans un grand cube. Le triangle dans le triangle, l’étoile dans l’étoile. Et si enseigner revenait à demander au bébé de faire entrer l’étoile dans le triangle ?


Est-ce que mon enseignement respecte l’identité, l’unicité de ces jeunes ? Suis-je réellement en capacité de répondre à leurs besoins ? Le système scolaire se trompe-t-il ?
En parallèle, lors des nombreuses réunions parents-professeurs, je rencontre des parents inquiets, épuisés, perdus, en réelle demande d’accompagnement.


Sortir du système scolaire

Arrive finalement l’heure où ma vie est chamboulée. La crise de la quarantaine diront certains. Je chemine. Jusqu’au jour où je prends pleinement conscience que mes qualités d’écoute et d’empathie sont mon véritable talent, et que ma connaissance de l’École, des adolescents et des parents, est à mettre au service des familles. Sortir du système afin de l’adoucir.

Je m’inscris alors à la Haute École de Coaching et, après plusieurs mois de formation, je suis certifiée coach professionnelle RNCP, avec les félicitations du jury. Ainsi naît IC Coaching, fin 2020. Mes spécialisations ne tardent pas : coaching parental, coaching scolaire, coaching pour enfants et adolescents. Je mène ensuite de front l’enseignement et le coaching, jusqu’au 1er septembre 2025 où je démissionne : adieu Éducation nationale.


Le coaching : une conviction

Je ne peux pas vous parler de mon métier de coach sans évoquer mon rôle de maman. Mes deux garçons sont adolescents. Je suis donc parent d’élèves, et parent de deux élèves très différents. L’un pour qui la sociabilité et l’intégration à l’école ont été une formalité. Et l’autre pour qui, comment dire ? Les rendez-vous avec les enseignants ont été fréquents.

Je découvre à cette époque qu’on peut avoir à la maison un petit garçon doux, attachant, et si difficile en classe. Un TDA léger, sans hyperactivité. Si léger, me dit-on, qu’il n’y a pas vraiment grand-chose à faire. Mon expérience, ma posture et ma vision de la vie « en mode coaching » m’ont aidée à l’accompagner avec confiance. Aujourd’hui, au collège, c’est un ado épanoui, sociable et en réussite.


Un dicton résume parfaitement ma vision du coaching : « Donne un poisson à un homme, tu le nourriras un jour. Apprends-lui à pêcher, il se nourrira toute sa vie. » Le coaching, c’est exactement ça ! Passer à l’action ! Les neurosciences l’ont prouvé : l’action appelle la motivation, et non l’inverse. Inutile de tergiverser indéfiniment sur les causes des difficultés : c’est l’action qui permet d’avancer. Le coaching est un accompagnement dans lequel l’enfant, l’adolescent ou le parent puise en lui ses propres ressources pour atteindre son objectif, et devenir ensuite autonome, en intégrant durablement ce qu’il a compris.