Comment me faire obéir sans crier ? Parole de coach parental.
- isabellecataldocoach
- 23 janv.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 mars

SOMMAIRE
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Sans introduction, aucune, je précise à tous mes lecteurs et lectrices que le mot « obéir » a pour définition dans le dictionnaire : « se soumettre ». Voulez-vous que votre enfant se soumette ? Si vous apprenez cette attitude à votre loulou ou votre louloute, il ou elle sera soumis avec vous, mais également avec des tiers. Dans votre couple, attendez-vous que votre partenaire obéisse ? Je suppose que non ! On a tous intégré qu’un couple était fait de concessions et compromis. Pourquoi serait-ce différent avec un enfant ? J’aurais dû nommer cet article : « Comment faire coopérer mon enfant sans crier ? » J’ai toutefois suivi la logique de l’algorithme qui privilégie le terme « obéir » tapé de nombreuses fois par les Internautes.
BANNIR LE RAPPORT DE FORCE
Ainsi, pour cesser de crier sur son enfant et le faire coopérer, on bannit le verbe « obéir ». C’est la première attitude à adopter. Le but est d’apprendre à notre enfant à réfléchir. Alors, oui, je vous entends déjà : « Et s’il refuse de mettre son pyjama, parce qu’il a réfléchi et a préféré dire non ? » Un enfant n’est pas dans l’opposition juste pour l’être. Si vous lui demandez qui il aide en mettant son pyjama, il saura vous répondre que c’est lui, car dormir habillé n’est pas confortable. Soyez assuré que votre garçon ou votre fille saura faire le bon choix. À condition de lui apprendre en amont à faire des choix.
APPRENDRE À FAIRE DES CHOIX
Deuxième point : nous devons apprendre à notre enfant à utiliser son libre arbitre, et ce dès le plus jeune âge. Bien sûr, comme c’est un enfant et qu’il n’a pas toutes les capacités pour faire les meilleurs choix, on va lui proposer des choix guidés : « Tu préfères d’abord mettre ton bonnet ou ta veste ? », « Tu préfères qu’on range d’abord tes vêtements ou tes jouets ? », « On prend d’abord la douche ou on fait les devoirs ? ». Au supermarché, vous pouvez poser cette question : « Tu préfères porter une brique de lait ou un paquet de pâtes ? ». Évidemment que vous n’avez pas besoin de l’aide de votre loulou, mais vous lui apprendrez à coopérer. Il se sentira capable et fort, et s’il se sent fort, il n’aura pas besoin de s’opposer à vous pour exister. Plus un enfant se sent capable, plus il développera de la confiance en lui, il est alors serein et le niveau de pression à la maison retombe.

J’entends déjà les détracteurs de la parentalité positive : « si on commence à laisser le choix, il va devenir le petit roi, elle va devenir la princesse de la maison. » Au contraire ! Petit rappel historique : il a fallu attendre 1965 pour que les femmes n’aient plus besoin légalement de demander à leur mari leur autorisation pour ouvrir un compte en banque ou pouvoir obtenir un emploi. En 2025, nous sommes choqués par une telle loi. Je vous parie qu’en 2085, nos descendants seront stupéfaits de savoir qu’en 2025, l’éducation pouvait passer chez certains par une volonté de soumettre leurs enfants.
L’enfant est un apprenti adulte. Il attend que nous lui montrions une autre façon de faire. Si l’on conçoit l’éducation comme un rapport de force, il apprendra le rapport de force. C’est donc à nous d’adopter un ton bienveillant pour lui montrer comment procéder. Loin d’être un discours culpabilisant, c’est un discours responsabilisant et si votre relation avec votre enfant est déjà allée loin dans le conflit, faites-vous accompagner par un coach parental ou regarder des vidéos, lisez des livres. Rien n’est irrécupérable.

TOUT EST RÉPARABLE
Troisième point : arrêtons de culpabiliser ! Être parent est un métier difficile. L’important est de faire de notre mieux. Dans une relation parent-enfant, il a été prouvé que l’enfant avait besoin de 30 % de relation de qualité pour se construire sereinement. Ce qui signifie que si 70 % du temps vous êtes occupés, comme n’importe quel parent (travail, corvées, ménages, charge mentale et autres soucis) en consacrant 30 % de temps de qualité avec notre garçon ou notre fille la relation sera réparée. Si vous avez crié, que vos propos ont dépassé votre pensée, il suffit de réparer. Un enfant est enclin à pardonner, à comprendre, si évidemment on communique. Certains d’entre vous me diront : « Elle n’a pas rencontré mon enfant… » Je peux vous assurer que lors de tous mes coachings, je n’ai jamais vu un enfant repousser un parent bienveillant.
Pour avoir ces moments de qualité qui réparent, je préconise de passer 15 minutes dans la journée avec son enfant. Alors, attention… 15 minutes où vous ne faites pas les devoirs, vous ne faites pas le repas, où vous ne lui demandez pas de prendre son bain, ni vous n'êtes sur votre téléphone. 15 minutes totalement avec lui : on lit, on papote, on s’intéresse à ses jeux vidéos, si c’est un jeune enfant, on lit une histoire, on fait des grimaces, etc. De cette façon, vous remplissez le réservoir d’amour de votre enfant qui sera serein et n’aura pas besoin de créer un conflit pour attirer votre attention. En effet, un enfant qui s’oppose est un enfant qui dit : « Ouhouh, je suis là. »
Pour réparer, on privilégie aussi la communication. Si votre fille a laissé trainer son bol de céréales ramollies dans l’évier, faites-lui remarquer que c’est injuste que ce soit à vous de le ranger, que cela vous stresse. Là, va commencer une discussion. Votre ton doit être doux. Vous montrez comment communiquer de façon bienveillante.
Avec les plus petits : passez par le jeu. Il ne veut pas aller se coucher. Faites l’avion et jetez-le comme une vieille pomme de terre pourrie sur le lit. Faites-le trois fois ou quatre. Vous partagerez un moment agréable, et votre enfant n’aura plus envie de s’opposer au moment du coucher.
PRENDRE SOIN DE SOI
Enfin, un enfant qui s’oppose est un enfant en stress. Et le stress provoque trois réactions : le gel, l’attaque ou la fuite. Dans le cas d’un enfant qui refuse de coopérer on est souvent dans l’attaque. Notre enfant est une éponge, si nous sommes stressés, il le sera. Donc, plus que tout, on prend soin de nous. Je sais, nos journées sont courtes et nos plannings sont bien remplis, mais pourquoi ne pas zapper le ménage un week-end si cela nous permet de voir une amie, d’aller au spa ou autre ? Vous n’en reviendrez que plus reposée et prête à affronter les défis de la parentalité. Enfin en prenant soin de vous, vous montrez à votre enfant comment prendre soin de lui.
La parentalité est belle dans tous les défis qu’elle nous impose. Le fait que vous cherchiez des solutions prouve votre bienveillance !
Bonne aventure parentale, chers parents !
Isabelle Cataldo,
coach professionnelle certifiée, spécialisée en parentalité, adolescence et scolarité. Vous pouvez me contacter pour un coaching privé: isabellecataldo@ic-coaching.fr
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